Notre immunité s’appuie à la fois sur des mécanismes innés présents dès la naissance, mais aussi sur des mécanismes acquis au cours de notre existence, afin de lutter contre les agents pathogènes.  C’est l’immunité adaptative ou spécifique.

  • Quels sont les éléments de toute réponse immunitaire adaptative ?
  • Quels sont les différents mécanismes de la réponse immunitaire adaptative ?

Caractéristiques de la réponse immunitaire spécifique.

La réponse immunitaire adaptative ou spécifique (acquise) : est une réponse immunitaire déclenché par l’organisme contre les agents pathogènes. Elle ne se met en place qu’après la rencontre avec l’antigène (acquise), cette immunité plus efficace dirigée d’une manière spécifique contre l’antigène rencontré mais intervient après la réponse immunitaire innée

ما يجب معرفته

l’immunité inné est largement répandue chez tous les êtres vivants, mais l’immunité adaptative est spécifique des vertébrés.

La spécificité

On injecte, à des souris deux types d’Antigènes (figure ci-dessous) :

  • Une toxinetétanique : Antigène pathogène.
  • Une anatoxine tétanique: Antigène non pathogène (ne cause pas de maladie mais déclenche toujours une réponse immunitaire)

On observe :

  • 1/ la mort suite à l’infection par l’agent pathogène.
  • 2/ L’anatoxine a immunisé l’animal contre l’agent pathogène.
  • 3/ l’anatoxine diphtérique n’a pas pu immuniser l’animal contre l’agent pathogène.
  • 4/ le sérum de la souris 1 a permis d’immuniser la souris 2 contre l’agent pathogène.

On déduit :

La réponse immunitaire dans le cas étudié est dirigée contre un seul et unique antigène et ainsi elle est de nature spécifique. Les éléments immunitaires responsable de l’élimination de l’agent pathogène se localise (dans le cas étudié) au niveau du sérum.

Remarque :

Sérums = c’est le plasma débarrassé des protéines de la coagulation (fibrinogène).

La mémoire immunitaire

C’est l’une des caractéristiques majeures de la R.I.S qui permet au système immunitaire de reconnaître et de combattre les éléments pathogènes de façon plus rapide et encore plus efficace lors de contacts fréquents avec le même antigène. La figure suivante montre les conditions expérimentales de la mise en évidence de la mémoire immunitaire chez les souris (cas de la greffe de la peau) :

On observe :

  • 1/ le rejet du greffon suite à la non complémentarité tissulaire des deux souris (CMH différents)
  • 2/ le rejet du greffon se fait plus rapidement chez la même souris B suite à la précédente reconnaissance au cours de la première expérience.
  • 3/ la souris C a contracté les cellules du greffon pour la première fois et a pu rejeter le greffon dans un court délais suite à son inoculation par des lymphocytes de la souris B.

On déduit :

Les lymphocytes sont des cellules immunitaires responsable de la R.I.S dont l’intervention se résume en la reconnaissance et l’élimination de l‘antigène lors du premier contact et conserver une mémoire leur permettant plus de rapidité et d’efficacité lors d’un nouveau contact avec le même antigène. La figure suivante schématise le mécanisme de cette mémoire immunitaire :

1 : Intrusion de l’Antigène

2 : Reconnaissance de l’Antigène de la part des lymphocytes

Sélection des lymphocytes spécifiques de l’QG

Activation des lymphocytes spécifiques

3 : Multiplication et différenciation en cellules productrices des anticorps

4 : Elimination de l’AG

L’immunocompétence

Les cellules responsables de la R.I.S et exclusivement les lymphocytes (B et T) doivent acquérir une éducation immunitaire (immunocompétence) leur permettant de s’intégrer dans le système immunitaire, cette immunocompétence consiste en :

  • Ne pas attaquer le soi
  • Attaquer et détruire le non soi (ou le soi modifié) de façon spécifique.

Le mécanisme de l’immunocompétence diffère d’un type de lymphocyte à un autre, mais consiste à conférer aux différentes lymphocytes la compétence de reconnaitre l’antigène et de pouvoir le fixer afin de le détruire. Cette attitude qu’aura les lymphocytes sera le résultat d’un mécanisme permettant la fixation de nouveaux marqueurs et récepteurs spécifiques.

Les lymphocytes B (Bone marrow=moelle osseuse)

Toutes les cellules circulant au niveau du sang ou de la lymphe proviennent du même organe producteur : La moelle osseuse rouge. Les lymphocytes B, après leur production feront l’objet d’une maturation au niveau du même tissu de leur production

La maturation des LB (l’immunocompétence) consiste à la fixation de récepteurs sur leur membrane plasmique qu’on appelle des récepteur B et qui sont des immunoglobulines membranaires spécifiques (des anticorps membranaires). Du fait de la grande diversité de ces récepteur B, la possibilité de reconnaître et de combattre le soi de la part de ces LB est toujours présente, et de ce fait ces LB vont être soumise à une sélection négative : Toute lymphocyte, via son récepteur, a reconnu le soi (les peptides du soi présentés par la cellule myéloïde) doit être éliminée, et ainsi les LB matures auront la faculté de ne pas reconnaître que le non soi ou le soi modifié de façon spécifique. Toute lymphocyte B devenue ainsi mature, quitte la moelle osseuse pour récupérer les organes de stockage tels les ganglions lymphatiques.

انتباه

l’éducation des lymphocyte B (l’immunocompétence), consiste à une sélection dont on élimine toute lymphocyte capable de reconnaitre le soi via son récepteur (sélections négative), et de garder les LB capable de reconnaitre que le non soi, ce sont les LB matures.

La maturation des lymphocytes T (T= Thymus)

Après leur production au niveau de la moelle osseuse, les lymphocytes T commencent leur maturation au niveau du thymus. Cette maturation consiste en :

+ la fixation de nouveaux marqueurs : CD (cluster de différenciation) suivant lequel (et aussi la classe du CMH) on distingue entre deux catégories de LT :

- LT4 : avec le CD4 et le CMHII

- LT8 : avec le CD8 et le CMHI

+ La double reconnaissance :

Les lymphocytes T matures n’ont pas la compétence de reconnaitre et d’éliminer le non soi, du fait que leur mécanisme de reconnaissance (leur récepteur T) sont adaptés pour la reconnaissance uniquement du complexe : CMH du soi-peptide du non soi (ou soi modifié), ainsi, les LT ne peuvent intervenir que pour reconnaitre et éliminer les cellules du soi infectées (ou du soi modifié).

Au niveau du thymus les lymphocytes T subissent deux sélections :

  • Une sélection positive : Les cellules de la zone corticale du thymus présentent le complexe CMH uniquement, chaque LT reconnait le complexe sera sélectionnée avec l’élimination de toute LT ayant un récepteur T incompatible au CMH du soi présenté.
  • Une sélection négative : Au niveau de la zone médullaire du Thymus, les cellules thymiques présentent le complexe CMH-peptide du soi, toute LT ayant reconnu ce complexe sera éliminée.

Ainsi, les LT matures (LT4 et LT8) auront l’aptitude de reconnaitre et d’éliminer (en principe) toute cellule du soi présentant un CMH du soi lié à des peptides du non soi (ou du soi modifié) appelés aussi Déterminants antigéniques.

انتباه

l’immunocompétence des LT se fait en 2 étapes : une sélection positive au niveau la zone corticale du thymus, et une sélection négative au niveau de la zone médullaire du Thymus.

ما يجب معرفته

  • La réponse immunitaire adaptative ou spécifique (acquise) :
  • Elle ne se met en place qu’après la rencontre avec l’antigène (acquise).
  • Cette immunité plus efficace dirigée d’une manière spécifique contre l’antigène.
  • Les caractéristiques de la réponse immunitaire spécifique sont La spécificité, La mémoire immunitaire, l’immunocompétence.
  • Les lymphocytes sont les cellules de l’immunité adaptative, portent des récepteurs spécifiques sur leur membrane on distingue : les LT produits dans la moelle osseuse et maturent dans le thymus, et les LB produits et maturent dans la moelle osseuse.

La réponse immunitaire spécifique à médiateur cellulaire

Le mécanisme de la R.I.S diffère suivant la nature des éléments effecteurs de la réponse immunitaire. On distingue ainsi :

- La réponse immunitaire spécifique à médiateur cellulaire : les éléments effecteurs de la réponse (qui interviennent directement dans l’élimination de l’Ag) sont sous forme de cellules.

- La réponse immunitaire spécifique à médiateur humoral : dans ce cas les éléments qui détruisent l’Ag sont sous forme de molécules protéiques au niveau du sérum : les anticorps.

La réponse immunitaire spécifique à médiateur cellulaire.

Les conditions

La réponse immunitaire spécifique à médiateur cellulaire repose sur le principe de la double reconnaissance dans l’intervention des lymphocytes T. Ainsi, ces cellules ne reconnaissent que les cellules du soi infecté ou du soi modifié, autrement dit, chaque cellule présentant un CMH du soi lié à des peptides du non soi ou du soi modifié qu’on appelle des déterminants antigéniques.

On peut, donc schématiser l’intervention des LT dans cette réponse par la figure suivante :

Le mécanisme

L’intrusion de l’antigène déclenche tout le mécanisme de la réponse immunitaire spécifique à médiateur humorale qui se déroule en 3 phases :

L’induction

Les phagocytes et les cellules sentinelles de façon générale, sont les premières cellules à détecter et reconnaitre l’Ag, qui sera ingéré et dégradé en peptides que ces cellules présentent vers l’extérieur liés à leur CMH (du soi) et ainsi on appelle ces cellules des cellules présentatrices de l’Ag ou CPA.

Les LT4 et LT8 reconnaissent ainsi le complexe CMH- déterminants antigénique présentés via leur récepteur T (TCR). Cette liaison (reconnaissance) permet :

  • La sélection des LT4 et LT8 spécifiques de l’Ag : sélection clonale L’activation des différentes cellules immunitaires :
  • La CPA produit l’interleukine 1 (médiateur immunitaire chimique) activant les LT.
  • LT4 produit IL2 et le MAF (macrophage activating factor) appelé aussi interféron.
  • L’activation des LT8 permet de produire des récepteurs spécifiques à l’IL2
  • L’activation des LT4 permet leur différenciation en LTH (LT helper ou auxiliaires)

L’amplification

Se déroule en deux étapes :

  • La multiplication (prolifération) : les lymphocytes sélectionnés et activés, sous l’effet de l’IL2 prolifèrent pour former des clones et on parle de l’expansion clonale. Une partie de ces LT sera conservé comme mémoire immunitaire alors que la deuxième partie se différencie.
  • La différenciation : Les LT8 se transforment et s’enrichissent en protéines et enzymes (Granzyme et Perforine) de dégradation et de la lyse des cellules cibles qu’on appelle des LTC (cytotoxiques ou cytolytiques)

La phase effectrice

Au cours de cette dernière phase, l’Ag doit être éliminé par les LTC. Cette élimination se fait suite à une liaison au complexe CMH-pep de la cellule cible et la synthèse de la perforine qui ‘perfore’ la membrane plasmique de la cellule infectée et forme ainsi le complexe tubulaire via lequel la granzyme s’infiltre dans la cellule et dégrade son ADN induisant la mort de la cellule.

ما يجب معرفته

-      La réponse immunitaire spécifique à médiateur cellulaire repose sur le principe de la double reconnaissance dans l’intervention des lymphocytes T.

-    Les LT ne reconnaissent que les cellules du soi infecté ou du soi modifié, (déterminants antigéniques).

-   Les LT sont incapables de reconnaitre l’Ag seul, il faut que celui-ci leur soit présenté par la CPA.

-     Le mécanisme de cette réponse immunitaire se déroule en 3 étapes :  l’induction, l’amplification, la phase effectrice

La réponse immunitaire spécifique à médiateur humoral

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